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Retro FC Nantes – OL : l’ivresse de la troisième coupe

Publié le 13 janvier 2020 à 16:00:00
Retro FC Nantes – OL : l’ivresse de la troisième coupe
Le 17 juin 1973, l’OL remportait la troisième Coupe de France de son histoire en battant le FC Nantes au Parc des Princes (2-1). Le point final d’une histoire avec cette compétition, entamée dix ans auparavant.

Au bout d’une saison 1972-1973 mouvementée, marquée par des changements en interne, avec l’arrivée de Pierre Pibarot au poste de Directeur Sportif, un exercice mitigé en championnat et une grève des joueurs qui va changer à tout jamais leur statut au sein du football français, l’OL va tout de même connaître une fin heureuse.

 

Treizièmes de Division 1, englués dans la deuxième partie de tableau pour la première fois en trois ans, les Lyonnais ont vécu un parcours bien plus palpitant en Coupe de France, une compétition où ces derniers ont pris l’habitude de briller. Avec cinq finales disputées en dix ans, l’OL connaît une véritable histoire d’amour avec la Vieille Dame, faite de « je t’aime, moi non plus ».

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Battu pour sa première finale dans l’épreuve lors d’un match d’appui (Monaco 2-0 OL après une première finale bouclée par un 0-0) en 1963, le club connaît la joie de ses premiers titres en 1964 (OL 2-1 Bordeaux) et 1967 (OL 3-1 Sochaux), en même temps qu’une immense déception en 1971 (Rennes 1-0 OL). Une relation passionnelle qui durera une décennie et prendra fin à son point culminant.

Ce 17 juin 1973, l’OL se présente au Parc des Princes avec l’envie de déjouer les pronostics. Opposés au FC Nantes, sacré champion de France quelques semaines plus tôt, dans un stade acquis à la cause des Canaris, les hommes d’Aimé Mignot ne sont clairement pas donnés favoris. Ces derniers ont d’ailleurs connu deux revers cuisants en championnat face à la formation nantaise (2-4 à Gerland, 3-0 à Marcel Saupin) et cette troisième manche, la plus importante, est vouée au même sort.

 

Mais contre toute attente, Lyon va créer la surprise. Au terme d’une magnifique action menée par la triplette légendaire Chiesa-Lacombe-Di Nallo, l’OL obtient un penalty après que le premier a été fauché dans la surface. Dobrivoje Trivic se charge de le frapper et le Yougoslave ne tremble pas pour ouvrir la marque (sp 29’, 1-0). Devant à la pause, l’OL creuse l’écart au retour des vestiaires. Ce même Trivic se montre à nouveau décisif en lançant Bernard Lacombe en profondeur. Mis sur orbite, l'attaquant lyonnais, qui avait terminé le championnat à la deuxième place au classement des buteurs (23 réalisations), file vers le but et trompe Bertrand-Demanes d’une frappe croisée (63’, 2-0).

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Un but qui fera longtemps polémique puisqu’entaché d’une faute de main volontaire de la part du numéro neuf de l’OL. Désigné pour diriger cette rencontre, Robert Wurtz ne s’en aperçoit pas et accorde leur second but aux Rhodaniens. Nantes ne s’en remettra pas malgré la réduction du score de Couécou (85’, 2-1), inscrite... de la main, et Fleury Di Nallo se chargera de soulever la troisième Coupe de France de l’histoire du club.

 

Personne ne s’y attendait mais Lyon l’a fait. Accueillis en héros à leur retour en gare de Perrache, les Olympiens sont portés en triomphe par la foule jusqu’à l’Hôtel de Ville. Deux mois plus tard, au cœur de l’été, ces derniers battront de nouveau les Nantais grâce à un but de Lacombe, à l’occasion du Challenge des Champions (0-1). Le dernier trophée majeur remporté par l’OL avant l’avènement du XXIème siècle.

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